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 le coeur en braille. (ariel)

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MessageSujet: le coeur en braille. (ariel)   Dim 5 Mar - 20:01


( ariel holland thompson )
say you won't let go


( prénom, nom ): tu t'en souviens. comme celui de ton premier récital. il te vient de ton père. longue lignée que tu tiens là. pas réellement original. thompson. il y en a partout le pays. ici. et puis la-bas. oh et pis même là. t'es pas une unicité. un ovni qui atterrit. ta disparition n'a pas non plus marqué ta mémoire. parce que tu es ariel. non. pas la fille aux cheveux rouges prête à se vendre pour aller dans le vrai monde. non. juste toi. ariel. ce prénom que ta mère a choisi parce qu'elle l'aimait bien. et ce second prénom. holland. qui vient de la grand-mère de ton père. il n'est pas lourd à porter. loin de là. après tout. t'as réussi à faire ton trou avec. à avoir une notoriété dans le monde. mais une petite. fallait être une intéressée. un mordu des jolis sons. pas une très grande gloire en fait. ( âge ): ça ne t'a jamais fait peur en fait. voir les années passer étaient plus une victoire pour toi. une chose méritée. et belle. t'en as jamais eu peur. de quoi aurais-tu peur de toute façon ? les rides, les cheveux blancs. cela n'a toujours été que des mots pour toi. balancer en l'air pour rien. alors vingt-six ans, c'est quoi ? juste de l'expérience en tas. avec ses bonheurs. ses peines aussi. mais t'y penses plus. c'est figé. comme sur du papier glace. t'es coincée dans l'âge parfait de la jeunesse. celui où on s'épanouit le mieux. là où on pense que le monde est infini. que les responsabilités n'ont pas encore condamné. et que la jeunesse enivrante est toujours là. un âge mis en suspens pour l'éternité. ( lieu de naissance ): une contrée lointaine. celle où les chants sont floraux. celle où la terre est considérée comme la mère. lieu où n'a jamais tombé une goutte de neige. parce qu'il fait beau à wellington. après tout, t'es née là-haut un matin d'août. la nouvelle zélande t'a accueillie à bras ouvert. le soleil brillait dans le ciel. il faisait bien trop chaud. pourtant quand on t'a placée dans les bras de ta mère, une brise est venue caresser ton visage. comme pour dire je suis là. ne pleure plus. ( origines et nationalités ): une suite logique. un père néo-zélandais. une mère néo-zélandaise. alors tu l'es toute autant. néo-zélandaise. t'aimes ton pays. vraiment. t'y as vécu de belles années. tu t'en rappelles comme si c'était hier. une enfance dans les îles, c'est la plus belle qui soit. c'est ce que tu penses. l'exotisme te va si bien au teint. pourtant à ton teint blanc. on voit bien que t'es pas d'ici. pas réellement. ton grand-père paternel était anglais. il est venu faire son service militaire à wellington. il n'est jamais reparti. bien trop amoureuse de sa perle des îles. ( lien avec adelaïde ): t'étais venue là pour être avec lui. pour pouvoir vivre votre amour. au delà de vos différences. de vos disputes aussi. tu croyais que cela allait arranger les choses. que vous vous retrouveriez comme au premier jour. comme la première fois où il a posé ses yeux sur toi. pourtant cette ville a causé ta perte. elle a été le point final à votre histoire. final ? c'est ce que tu penses du moins. ( statut matrimonial ): tu l'aimais tellement. d'un amour qu'on ose à peine montrer. d'une passion à peine étouffée. c'est peut être ça qui vous a tué. qui t'a tué. il t'a menée à ta perte. il voyait un bel avenir pour vous deux. toi c'était pas le cas. t'avais trop peur. de tout en fait. parce que concrétiser. c'était beaucoup trop de responsabilités en même temps. trop d'inconstants. d'inconnus. ça te tétanisait. il ne comprenait pas. pourtant, t'as fini par dire oui. à la dernière seconde. parce que tu savais qu'un énième refus le ferait partir. à jamais. et t'étais bien trop accrochée pour le laisser partir. alors tu l'as eu cet anneau au final. ce joli diamant. pourtant vous avez jamais pu le faire grossir. aller jusqu'à l'autel. t'es tombée avant. t'as chuté sur la première marche menant à l'église. le destin a sans doute voulu vous lancer un message. t'avertir toi. ( emploi ou études ): t'as toujours eu des doigts de fée. de ceux qui survolent le clavier avec grace. de l'or entre les doigts disaient tes parents. un talent à en faire palir les anges selon certains magazines de musique. toi tu ne vivais que par ça. tu te fichais pas mal de ce que les autres pouvaient penser. tu voulais simplement jouer. peu importait si c'était dans le plus grand opéra de l'australie. ou dans le bar le plus miteux de la nouvelle zélande. tu voulais simplement jouer. être pianiste. ça a toujours été ta voie. celle que tu voulais faire alors que t'étais haute comme trois pommes. c'était vraiment ce que tu voulais faire. et pis. il y a eu le boum. la fin de ta vie. celle que t'as pas vu venir. ( orientation sexuelle ): t'en as jamais réellement eu en tête à vrai dire. t'as toujours eu les histoires des princes qui sauvent leur princesse pour les épouser. ça t'a sans doute mise dans un moule. alors t'as suivi le mouvement. tu te dirais hétérosexuelle. pourtant. au fond, tu sais que c'est des conneries. l'amour, ça n'a pas de barrières. que ça soit le sexe. l'âge. ou le milieu. c'est intemporel. tu sais de quoi tu parles. alors au final, tu sais pas trop. oui tu aimes les hommes. mais qui te dit que tu finiras pas par tomber pour une femme ? qui sait. la vie réserve beaucoup de surprise. enfin ou plutôt la mort dans ton cas. ( groupe ): sudden.


( le caractère changeant de l’alouette ): t'as toujours été une petite fille perdue. tu crains beaucoup de choses. t'es sans doute trop légère pour ta vie. t'as jamais trop su comment te confronter au monde. à ce monde bien trop incertain. pourtant tu souris. beaucoup. la vie ne t'a pas assez broyée. t'es cette douce petite que tout le monde aime chez toi. la gentille aveugle presque jolie. pourtant t'as des marques sur ta peau. t'essayes de paraître forte mais des fois tu tombes, tu t'éclates au sol. mais tu te relèves. t'as appris à te protéger. pas de tout mais de certaines choses. t'essayes de protéger ce coeur fragile. t'en es pas pourtant à repousser tout le monde. bien au contraire. t'accueilles tout le monde avec ton air mystérieux. le mystère, ça t'a toujours réussi en fait. parce que ça te donne un autre air. celui qui te rend intouchable. parce qu'au final, tu veux plus souffrir. c'est peut trop demander. c'est peut être la mort qui t'a changée. sans doute. mais tu t'es sur la réserve. presque sur tes gardes. tu protèges ton coeur éternel. tu le mets au purgatoire. seul. c'est préférable pour toi. mais tu gardes ton sourire. ta gentillesse. et ta main sur le coeur. parce que c'est tellement toi. même la fatalité n'a pas pu te l'arracher. parce que c'est ton essence même. si tu perdais ton sourire, qu'est-ce qu'il te resterait hein ? même pas les yeux pour pleurer. c'est la seule chose qui te reste. la seule chose que tu peux encore chérir dans ce monde. parce que la solitude, ça ne t'a jamais réussi au final. t'as toujours été entourée. de tes proches. des gens que tu aimes. alors t'essayes de t'adapter. de trouver une partie de toi qui s'y habituerait. c'est dur. mais tu fais comme tu peux. après tout. tu n'es pas seule. regarde autour de toi. allez, remets ton sourire. ton plus beau. celui que tu ne réservais qu'à lui. ça va passer. juste quelques temps. cette sensation au fond de ton estomac. juste quelques temps. tu te rassures. au final, c'est pas si différente qu'ailleurs ici. c'est comme chez toi. alors pourquoi tu changerais ? t'es toujours cette même fille. celle qu'on ne peut s'empêcher d'aimer. celle qui n'hésite pas à aider les autres du mieux qu'elle peut. mais celle qui apprend à mieux se protéger. à mieux contrôler son coeur. c'est déjà ça. au moins.
( le point final d'une histoire sans fin ): tu n'as rien senti. c'est juste... arrivé. tu devais retrouver celui que tu aimais. celui pour qui t'avait tout quitté au final. t'y croyais pas tellement. ça semblait presque trop beau à tes yeux. tu respirais un bon coup. tu faisais un grand pas. un saut dans le vide. et ça te tétanisait. t'arrêtais pas de penser à cette fichue bague. celle qui ornait ton majeur. bientôt remplacée par celle de ton annulaire. mais tu l'aimais. tu voulais pas le perdre. et au final, tu savais que c'est ce que tu voulais. alors fallait juste que tu le lances. c'était comme le saut dans le vide. on a peur avant. on ose pas se lancer. pourtant on sait qu'on doit le faire. on sait que ça va être génial. que c'est ce qu'on veut. mais on arrive pas à se lancer. un blocage. une peur tétanisante. pourtant, quand on se jette enfin dans le vide. c'est la liberté. un sentiment indescriptible. et tu l'attendais tellement ce sentiment d'infinité. tu savais que ta vie serait ainsi avec lui. elle l'avait été durant des années. alors tu ne t'en faisais pas tellement. ça va le faire. ouais. sauf que la vie en décide autrement. par un coup de malchance. par un coup de malheur. qui sait ? ton taxi arrivera jamais à destination. jamais. à peine débarquée de l'avion, tu prends joyeusement un petit véhicule. t'as pas tellement le choix. tu veux lui faire une surprise. c'est clair que tu lui en feras une belle. tu ne sais pas tellement comment ça s'est passé. tu patientais tranquillement en écoutant la radio du véhicule. tu te rappelles que c'était une bonne onde. la chanson qui passait t'était familière. c'était sans doute alors t'as pas tellement fait attention à ce qui t'entourait. pas des bruits. t'as juste entendu un bruit strident. des pneus qui glisse. des bruits de volants en à-coups. et pis l'impact. non en fait. tu ne sais même pas si tu l'as senti cet impact. tout a été si vite. surtout dans le voir. tu t'es vite retrouvée ailleurs. juste comme ça. tu ne sais pas tellement pourquoi toi. t'as jamais réellement cru en la réincarnation. ou à une vie après la mort. tu pensais simplement qu'elle ... s'arrêtait. juste comme ça. sans artifice. sans rien. une chose qui arrive juste. poussière redevenu poussière. pas de trace en somme. après tout ça ne t'a jamais réellement fait peur. de ne pas laisser quelque chose derrière toi. t'es passée. c'est déjà bien non ? tu ne sais pas. tu commences à être sceptique. parce qu'au final, il reste rien de toi. à part des souvenirs brouillons. pauvre de toi.



Spoiler:
 


Dernière édition par Ariel Thompson le Ven 10 Mar - 23:34, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: le coeur en braille. (ariel)   Dim 5 Mar - 20:01


( a brief history of time )
somewhere only we know



love me now
le soleil sur ta peau. la fraicheur du matin qui exalte ta peau. ton sourire qui s'épanouit doucement. t'es si bien ici. dans ses bras. qu'est-ce que tu pourrais demander de plus ? rien. ton bonheur est présent. tu ne penses pas à demain. ou au fait que tu dois te lever. non. tu t'y penses pas. tu ne veux pas y penser. parce que ça serait déjà lui échapper. et t'en as pas envie. tu veux profiter de chaque instant. vous êtes si jeunes. presque des enfants. ou peut être pas. vingt six ans. t'as toute la vie devant toi. t'as toute la vie pour aimer. mais t'as ce besoin pressant. d'aimer tout de suite. maintenant. pourquoi ? t'en sais trop rien. il faut juste que tu aimes. que tu exploses ce sentiment dans ta poitrine. parce que sinon ça brûle. ça remue les entrailles. ton bras suit doucement la ligne de son avant-bras. il dort. tu le supposes. tu ne sais pas quelle heure il est. c'est dimanche. vous avez tout le temps. peut être trop. il ne devrait pas travailler avant cet après-midi. tes doigts remontent sur son épaule. ils glissent sur son épiderme. te déclenchant des propres frissons. sa peau est douce. tu pourrais faire ça des heures sans te lasser. c'est sans doute ça l'amour. pouvoir passer des heures avec l'autre sans avoir besoin de parler. c'est reposant. et tellement apaisant. tu le sens un peu bouger. juste un peu son torse. tu te figes un petit peu. tu l'as peut être réveillé. « c'est synonyme de bonjour ? » tu souris doucement. il est réveillé oui. tu sens alors sa main sur ta joue. un contact doux. tendre. tu hausses toi-même les épaules. « j'ai hésité avec le verre d'eau. » tu plaisantes. il rit. « tu n'aurais pas osé. » tu hausses les sourcils. « tu crois ça ? » ton visage se déforme un peu. tu tentes d'être sérieuse. pourtant. tu l'es pas. c'est plus fort que toi. « oui. parce que sinon tu sais très bien que ma vengeance aurait été terrible. » il prend le ton d'un petit diable. tu ne peux pas t'empêcher de rire. c'est mignon. « aussi terrible que celle de compote effectivement. » c'est votre chaton. celui que vous avez adopté il y a quelques semaines. « tu vas voir ! » s'écrie-t-il alors avec joue. et tu sens ses mains sur ton corps. au niveau de tes hanches de ton ventre. il te chatouille. tellement. tu éclates de rire. t'essayes de le repousser. ses mains. son corps. mais il est bien plus fort que toi. t'es qu'une petite crevette. alors tu finis par abandonner. « okay. okay t'as gagné. t'as gagné ! » tu finis par t'écrier après quelques minutes. ton corps est encore tout essoufflé. ta respiration repart. avec un peu de mal. mais t'as le sourire aux lèvres. parce que tu l'aimes. parce que vos moments de complicité sont juste bien trop précieux pour toi. trop cher à ton petit coeur. et ce depuis votre première rencontre dans ce bar, tes doigts sur le piano. malgré ton incapacité à ne pas le voir mais à l'aimer quand même.



take me back to the start
tu cherches ton livre. que tu ne trouves pas. tes doigts parcourent la table. ils ne rencontrent que la dureté du bois verni. ils sont tes yeux. tes yeux aveugles. tu n'arrives pas à voir où tu aurais pu le mettre. peut être dans votre chambre. sur ta table de nuit. pourtant. tu te rappelles l'avoir mis là le jour d'avant. tu soupires un peu. tu finirais par perdre la tête parfois. tu ne perds pas espoir. tu t'accroches à au dossier de la chaise. quelques pas. ta main rencontre la barre de bois qui fait le tour de l'appartement. un détail précieux pour toi. tu te diriges d'un pas décidé vers votre chambre. ton doigt ne perd pas une seconde la trace du contact du bois. tout est plus simple comme ça. tu n'as plus qu'à tourner à gauche. tu finis par t'accroupir et tu palpes le haut de commode. toujours rien. l'avait-il déplacé ? tu ne pensais pas. tu lui avais toujours stipulé de ne jamais déplacer tes affaires. sous peine de mettre des heures à les retrouver. même s'ils étaient déjà sous ton nez. parce que tu ne les aurais pas vu. défaut de naissance. défaut de fabrication. tu ne t'en plains pas. même si tu sais que parfois la vie aurait été plus simple. avec des yeux. alors ta main continue à chercher pour toi. tu regardes dans le petit coffre en dessous. toujours rien. puis ta main se dirige vers le tiroir de la commode. peut être l'avais-tu rangé à sa place ? qui sait ? tu pouvais parfois être tête en l'air. pourtant, dedans, tu ne rencontres que des feuilles volantes. des papiers. ou encore des objets n'ayant rien à voir avec ta requête actuelle. tes doigts finissent par rencontrer un objet non identifié carré. de velours. tu ne sais pas ce que c'est. ce n'est pas à toi en tout cas. tes doigts attrapent l'objet. tu fronces un peu les sourcils. tu retournes l'objet dans tous les sens. c'est doux. et froid en même temps. tu comprends que c'est une petite boîte. tu sens le fermoir sous ton index. tu cherches à l'ouvrir. par tous les moyens. c'est compliqué. tu manques même de te pincer les doigts. t'es beaucoup trop curieuse. tu devrais sans doute la reposer. lui demander ce que c'est. mais une force intérieure te pousse à continuer. tu ne sais pas tellement pourquoi en fait. mais c'est comme ça. et enfin elle s'ouvre. alors tu cherches à comprendre tu rencontres tout de suite un papier. tu ne peux pas le lire. pourtant en le parcourant avec ton index tu sens des points. du braille ? oui c'est ça. alors tu fais glisser ta peau dessus. tu connais très bien le braille pour le lire quotidiennement et l'écrire parfois sur tes propres partitions de piano. ce n'est que quelques petits mots. trois petits mots en fait. pourtant il te glace le dos. presque. le papier reste figé entre tes mains. enfin, tu le poses sur la commode. et tes doigts continuent leur inspection. tu rencontres un tout petit objet. t'as besoin de confirmer ce que tu crois. ils retournent encore dans tous les sens. essayent de comprendre. un anneau. c'est un anneau. tu le sens. tu pourrais presque le glisser à ta main. tu ne le fais pas. ça te terrifie. il veut te demander en mariage. et ça te fait peur. c'est pourtant la suite logique. une histoire ça finit souvent devant l'autel. mais t'es pas prête. tu penses pas à l'avenir. c'est bien ton tort. tu vois que le présent. parce que le futur c'est trop abstrait. ça amène des choses qui te terrifient. comme les enfants. tu sais qu'il en veut. et toi tu sais pas. avec ta condition. c'est difficile. tu te vois mal te faire seconder toutes les secondes. tu vois déjà les accidents arriver. et pis le mariage c'est pour la vie. tu penses qu'il va se lasser de toi. même si tu l'aimes. tu doutes toujours. t'as ta part d'insécurité. t'es peut qu'une passade. la passade de l'aveugle. il mérite quelqu'un de complet. c'est ce que tu te dis. ça afflue à ton cerveau. trop sans doute. « tu n'étais pas censée la voir. » tu sursautes presque. tu ne l'avais pas entendu. son ton est calme. toi t'es encore concentrée sur la bague dans tes mains. tu finis par relever la tête. « pourquoi ? » pourquoi cette bague. pourquoi tout ça. t'es confuse. perdue. et surtout terrifiée en fait. « pourquoi ? » tu répètes. il voit bien ton visage. celui d'une jeune femme complètement paniquée. il doit être surpris. peut être ne pas comprendre. tu ne sais pas ce qu'il pense. ça t'agace un peu. t'aimerais mettre tes mains sur son visage pour comprendre. c'est ce que tu fais pour comprendre ses expressions. pour savoir ses pensées. mais tu t'abstiens. tu te tiens bien droite. presque tremblante. « ça me parait assez simple non ? » il finit par te répondre. son ton est assez calme. « on en a jamais parlé. » tu soupires. tu détestes être prise au dépourvu. être sur le banc de la touche. celle qui découvre tout au dernier moment. « ça me semblait logique. c'était une surprise. » il commence à dire. tu entends le parquet craquer. il se rapproche. « je ne pensais pas que ça te ferait cet effet-là. » toi non plus. même si au fond tu le savais. tu doutais. pas de ton amour. mais de la durée. tu fais la fière. mais au final. t'es aussi effrayée qu'une gamine. « tu ne comprends pas. » tu sais que ta réaction peut paraître. étrange. il pense peut être que tu ne l'aimes pas assez. mais c'est sans doute le contraire. tu l'aimes trop. beaucoup trop pour le laisser t'enchaîner à une fille comme toi. à s'enfermer dans une relation qui ne finira sur rien. t'en as peur. « je t'aime. oh que oui je t'aime. énormément. mais... tu crois réellement que ça peut marcher ? » t'essayes de le rassurer. au moins sur tes sentiments. parce que c'est la seule chose dont t'es sûre au final. mais ça remet en cause. ça te fait penser à plus loin. à dans le temps. ce n'est pas tellement bon. mais c'est plus fort que toi là. une inédit. après tout. t'avais bien senti la réaction de ses parents en te voyant. ça les embêtait. et tu voulais pas qu'il fasse ça par pitié. sans connaissance réelle de la cause. parce qu'au final ça ne fait qu'un an que vous vivez ensemble. ça ne fait qu'un an. le mariage ça peut tout remettre en cause. faire tout basculer. mettre une autre vision. c'est pas une mince affaire. tu voulais pas qu'il fasse une chose qu'il regretterait par la suite. t'essayes de te trouver des excuses. parce qu'au final. la seule qui a peur c'est toi. peur du futur. de tout.



amnesia
t'es bien trop impatiente. tu ne tiens pas en place. tu vas le retrouver. ça fait bien longtemps que vous êtes séparés. trop longtemps. une bêtise. une idiotie. « quatre cent vingt neuf, gilles street. » tu dis simplement au chauffeur. c'est bon il a compris. et vous etes en route. tu sens la voiture de taxi avancer. t'as presque les mains qui tremblent. ça ne te ressemble pas à vrai dire. t'es presque fébrile. tu tiens tellement à ces retrouvailles. tu lui fais une surprise. vous aviez pris un break. après toutes ces révélations. un break sur vos intentions. sur la suite de votre relation. il avait déposé la bague sur la table de salon avant de partir. t'avais mis longtemps à l'accepter. à retourner le problème encore et encore. t'es arrivée à la même conclusion. tu l'aimais trop pour le laisser partir. alors t'as attrapé ta valise; foutu quelques affaires dedans et tu t'es envolée pour le premier avion vers adelaide. l'australie. t'étais jamais venue ici. une première fois. ça te stresse. enfin vos retrouvailles. tu ne sais pas comment il va le prendre. ça fait deux semaines que vous ne vous êtes pas parlés. une éternité. mais tu y crois. le trajet est encore bien trop long à ton gout. il avait dit vingt minutes. t'as l'impression que ça fait une heure. tu patientes. tu sens la voiture qui s'arrête encore. génial. apparemment adelaide est truffée de feu rouge. c'était bien ta veine. toi qui n'aspirais qu'à le revoir, ça en devient une torture. tu comptes presque dans ta tête. et évidemment tu la vois pas venir. l'autre voiture. à toute allure. un travailleur en retard. il avait attendu un ami qui tardait à venir pour lui donner un les clefs qu'il avait oublié la veille. ce dernier avait été oublié son manteau en partant et avait du revenir sur ses pas pour le prendre. il avait manqué son premier taxi à cause de cela et pris le second. mais il s'arrêta quelques secondes plus tard à cause d'une camionnette qui démarra et s'engagea dans la rue. la commerçante dont il était le livreur avait oublié d'emballer ses paquets puisque le soir d'avant son petit ami avait rompu avec elle. pendant tout ce temps là toi tu descendais de ton avion pour prendre un taxi. alors si un seul de ses éléments auraient manqués. si l'homme n'avait pas oublié ses clefs. si la jeune femme n'avait pas rompu le soir d'avant avec son petit ami et avait emballé les paquets. si le camion avait démarré plus tôt et n'aurait pas coupé la route à l'ami. la voiture serait passé juste devant. mais la vie est faite de collisions. de belles collisions. tu n'as pas échappé à la règle. tu as senti le choc. violent. rapide. peut être trop rapide. parce que ça a vite été le noir autour de toi. mais pas le noir habituel. celui obscur. celui qui s'accroche désespérément à nous. qui nous enferme à jamais dans sa prion infernale. comme ça. est-ce que t'as senti la fin venir ? non. pas tellement. trop rapide sans doute. la douleur ? quelle douleur ? t'as pas trop eu le temps. juste deux secondes. vive douleur et puis plus rien. le néant total. jusqu'au réveil. quel réveil ?



keep holdin' on
tu arrives enfin chez toi. enfin. ton nouveau chez toi. même après quelques années, tu t'y fais pas. c'est plus fort que toi. t'as l'impression de rentrer chez une étrangère. une fille que tu connais pas. une lointaine parente. avec des traits similaires. mais à des lieux de toi. toujours cette désagréable impression. tu l'ignores. tu cherches tes clefs dans ton sac. elles sont toujours au bout de ton crochet. une petite aide. tu finis enfin par ouvrir la porte non sans effort. tu n'oublies jamais de décrocher la laisse de ton chien qui se rue dans la maison avec calme. toi tu n'as pas encore fini. le soleil tape ce jourd'hui. tu sens ses rayons sur ta peau blanche. tu crois même deviner une lueur tout au fond. impossible. tu crois encore avoir rêvé. ça t'arrive de temps en temps. de croire à pouvoir voir. tu imagines simplement ce que les autres te décrivent. sans aucun doute. tu repasses. tu passes même. alors tu te retournes vers la boite aux lettres. elle est par ici. juste à côté du rosier. bon nombre de fois où tu t'es piquée. croyant que la boite aux lettres est là. tu n'y crois pas tellement à vrai dire. tu regardes plus par habitude. pourtant. aujourd'hui. à ton contact, tu sens un bout de papier. tu le prends en main. une lettre. ton souffle s'arrête. ta cage thoracique se bloque. tu n'y crois pas. tu passes tes doigts sur le papier. du braille. ils pensent définitivement à tout. tu finis par rentrer. tu penses pas au contenu de la lettre. tu veux pas le savoir en fait. t'as peur. encore. parce que les lettres sont pas anodines à adelaide. oh que non. vous en parlez parfois entre vous. de ces lettres. c'est les anges de la mort. on t'annonce l'arrivée d'un proche. d'une personne que t'as connue par x raisons. des gens que t'as aimés. ou détestés. un visage connu qui a franchi l'étape de la mort comme toi. qui ont fini par rejoindre l'éternel. et que tu dois à présent guider à ton tour. il faut un visage qu'on connait. rassurant quand on descend de l'avion du transfert. et c'est votre rôle. alors tu finis par simplement poser la lettre sur la table de salon. tu fais les cent pas devant. poses tes mains sur le dossier de la chaise. mais tu ne l'ouvres pas. tu te fais dix mille scénario. pas tes parents. pas ton frère. oh non. par pitié. il est beaucoup trop tôt. tu les aimes trop pour qu'ils te rejoignent à présent. même s'ils te manquent indéniablement. tu pries presque pour que cela ne soit pas eux. et pis au final t'es obligée de l'ouvrir. tes mains tremblent presque. mais tu finis par déchirer l'enveloppe. tu poses le papier sur la table. tes doigts parcourent la page. tu relis trois fois. quatre fois. tu ne comprends pas. il y a l'horaire. demain. à quatorze heures. mais aucun nom. aucune indication. c'est étrange. tu relis encore une fois. non. tout y est. sauf ça. tes possibles scénarios se déroulent encore dans ta tête. ça s'embrouille dans ton esprit. ça cafouille surtout. tu passes une main sur ton front. il faut que t'y ailles. apparemment. l'identité de la personne te turlupine. te fait tourner en bourrique. faut que t'y ailles. pourtant. au fond. il y a une autre personne. celle que t'as pas vue depuis quelques années. celle pour qui ton coeur a battu si fort. avant de se briser. définitivement.


Dernière édition par Ariel Thompson le Sam 11 Mar - 0:47, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: le coeur en braille. (ariel)   Dim 5 Mar - 20:29

Ariel, ça lui va tellement bien à Emma bril

Bienvenue la belle ! Je te réserve l'avatar pour 4 jours chef
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MessageSujet: Re: le coeur en braille. (ariel)   Dim 5 Mar - 20:31

j'ai vu le prénom, et je sais pas pourquoi mais j'ai pensé à emma.
ça colle grave, même si Ariel... pour moi c'est disney ahah.
bienvenue sur le forum et bon courage pour la rédaction de ta fiche.

_________________

j'suis pas quelqu'un de bien, j'suis pas une belle personne. j'suis une sale bête, une bouteille de gaz dans une cheminée. et j'vais finir par te sauter au visage si tu t'approches trop.comme ça a fait avec les autres. mais tu sais pas d'quoi tu parles, j'ai essayé ça sert à rien on change pas, on change jamais. et quand bien même de toute façon ici y'a pas de deuxième chance, on efface pas les ardoises — .
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MessageSujet: Re: le coeur en braille. (ariel)   Dim 5 Mar - 21:02

le titre m'interroge, le pseudo m'attire et l'avatar déchire.. perv perv sisi
bienvenue parmi nous ma belle, j'ai hâte d'en savoir plus sur Ariel I love you
si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas à nous mp bigeyes
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MessageSujet: Re: le coeur en braille. (ariel)   Dim 5 Mar - 21:10

@Uriel Rowe Oh merci à toi.   Et merci aussi pour la réservation aha.

@Bex Wolfhart Barf tu sais, belle, disney, ariel. Tout se rejoint au final.
Merci à toi en tout cas.

@Alec Selwyn Oh, c'est vrai que le titre en dit beaucoup. Mais je ne dirais rien de plus.
En tout cas, c'est vraiment adorable de ta part. bigeyes
Et je n'hésiterais pas, merci. I love you
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MessageSujet: Re: le coeur en braille. (ariel)   Dim 5 Mar - 21:19

oh lala, je sens que je vais venir te stalker ta fiche toi hihi hihi
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MessageSujet: Re: le coeur en braille. (ariel)   Dim 5 Mar - 21:35

Bienvenue avec la jolie emma moh
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MessageSujet: Re: le coeur en braille. (ariel)   Lun 6 Mar - 0:50

Ca y est ils sont tous excités !

Bienvenue à toi ! cookie
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MessageSujet: Re: le coeur en braille. (ariel)   Lun 6 Mar - 2:26

@Alec Selwyn non faut pas.

@Abraxas Felix merciii à toi. I love you

@Mad Baxter que veux-tu. gugus
merci petit panda des bois. hihi
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MessageSujet: Re: le coeur en braille. (ariel)   Lun 6 Mar - 11:08

omggggggg l'avatar + le pseudo, je
bienvenue la magnifique, bon courage pour ta fiche love

_________________

and i was suddenly breathing again. ∆

going nowhere, going nowhere. their tears are filling up their glasses. no expression, no expression. hide my head I want to drown my sorrow. no tomorrow, no tomorrow.
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MessageSujet: Re: le coeur en braille. (ariel)   Sam 11 Mar - 20:42

Maw, c'était tout cute à lire bril j'ai hâte de voir l'évolution de la belle dans ce nouveau monde cara

Je te valide, amuse toi bien ici ! round
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MessageSujet: Re: le coeur en braille. (ariel)   Sam 11 Mar - 22:17

merci merciiiii.
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MessageSujet: Re: le coeur en braille. (ariel)   

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le coeur en braille. (ariel)

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