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 Marylou » If you loved me, why'd you leave me ?

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MessageSujet: Marylou » If you loved me, why'd you leave me ?   Mar 7 Mar - 9:44


( Marylou Phelan )
if i could see your face once more, i could die as a happy man I'm sure


( prénom, nom ): Marylou, prénom doux et mignon, qu'elle a détesté un moment avant de l'adopter, finalement. Pour une personne, et une seule, c'était Milou, petit surnom qu'il avait été le seul à lui donner, comme un petit secret entre eux. Son nom est Phelan, le nom d'une famille un peu compliquée, mais qu'elle a aimée, malgré tout. ( âge ): Elle avait vingt-sept ans le jour de sa mort, elle ne vieillira pas plus, apparemment. Elle se disait toujours que c'était encore un bel âge pour mourir, s'il fallait mourir jeune. ( lieu de naissance ): Perth, Australie, ville dans laquelle elle a vécu la majorité de sa vie, la plupart du temps à contre-coeur. ( origines et nationalités ): Elle a naturellement la nationalité australienne, mais il semble rester dans ses veines du sang suédois, de sa mère. ( lien avec adelaïde ): Elle y a vécu pendant trois ans, les trois meilleures années de sa vie, et celles qui ont fait du reste de sa vie un véritable enfer. ( statut matrimonial ): Elle était célibataire, une veuve non-officielle qui a porté son deuil un long moment, qui a participé à sa propre mort. ( emploi ou études ): Avant sa maladie, avant de mourir, elle était serveuse dans un café, un boulot alimentaire "en attendant" de pouvoir faire de sa passion un travail. Sa mort a permis de réaliser ce rêve-ci, elle peint aujourd'hui. ( orientation sexuelle ): hétérosexuelle, elle ne s'est jamais intéressée au courbes féminines. ( groupe ): slow, assurément.


( le caractère changeant de l’alouette ): Elle a toujours été attentionnée, un peu trop peut-être, à faire trop attention aux autres, elle s'est parfois oubliée, très altruiste et empathique. Peu confiante, elle est pourtant déterminée, toujours prête à suivre la voie qu'elle a décidé d'emprunter. On lui a souvent répété qu'elle avait un fort caractère, en plus d'être terriblement têtue, et elle le reconnaît elle-même, elle n'est pas si facile à vivre. Lorsqu'elle est amoureuse, elle a tendance à être très protectrice, voire légèrement possessive, jamais à l'excès, mais elle aime savoir que son homme ne s'en ira pas, résultat d'une peur de l'abandon qui la suit depuis des années. Elle ne se confie pas beaucoup, très réservée et introvertie, elle garde un peu trop ses problèmes pour elle, à l'exception de quelques personnes qui arrivent à la faire parler. Ceci dit, elle est d'un naturel très joyeux et spontané, elle a toujours le mot pour rire, et c'est aussi sa carapace, dans un sens, c'est ce qui participe à la rendre attachante.
( le point final d'une histoire sans fin ): Une leucémie. Un mot qu'elle a entendu en boucle pendant deux ans. Les traitements épuisants, les cris de son père, les larmes de sa mère, les supplications de sa soeur, et elle, passive. Elle n'avait plus la volonté de se battre, elle était fatiguée, lassée, et puis, elle espérait presque le retrouver de l'autre côté. La maladie, c'était comme si le destin les poussait l'un vers l'autre, et elle l'acceptait enfin. Au final, elle a quitté le monde des vivants paisiblement, sa famille à ses côtés. Elle avait eu l'impression de flotter, elle s'était vue, pâle, amaigrie, allongée dans le lit d'hôpital son lit, et sa mère qui s'effondrait. C'était fini, et elle était presque soulagée.



Spoiler:
 


Dernière édition par Marylou Phelan le Sam 11 Mar - 12:38, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Marylou » If you loved me, why'd you leave me ?   Mar 7 Mar - 9:45


( a brief history of time )
even if we fail, what better way is there to live ?



Oh, take me back to the start – dix-huit ans
La nuit tombait doucement sur la ville qu’elle regardait par la vitre du café. Elle était là depuis une heure, au moins, et n’avait aucune envie de rentrer chez elle. Son café était froid, maintenant, elle n’en avait bu qu’une gorgée, deux peut-être, entre deux soupirs. Le coude sur la table, son visage posé sur la paume de sa main, elle observait les passants, dans la rue d’en face, de moins en moins nombreux à mesure que le soleil se couchait. Elle s’amusait à imaginer des histoires à chacun, comme elle l’avait toujours fait, sans se soucier du temps qui passait. Peu importait, de toute façon, ils ne s’inquiéteraient pas, ou s’ils s’inquiétaient, tant mieux, peut-être qu’ils reviendraient sur leur décision.
Ses pensées furent rapidement coupées par la toux volontaire d’un jeune homme, debout à côté d’elle, qui souriait d’un air gêné. « Si tu voulais un café glacé, il fallait le dire de suite. » Il rigola gentiment, se frottant l’arrière de la tête face au regard presque sévère de la jeune femme. « Je sais que ça ne me regarde pas mais, est-ce que ça va ? Tu n’as pas l’air bien… » Elle fronça les sourcils, sur la défensive, un peu vexée par la remarque, hésitant à l’envoyer balader ou à mentir. Au final, elle n’eut aucun choix à faire, il regarda autour de lui, comme s’il vérifiait que personne ne le voyait, et s’assit sur la chaise en face d’elle. « Je ne mords pas, promis, et il paraît que je sais très bien écouter. Tu sais, on dit qu c’est plus facile de parler à un inconnu. Qui sait, ça pourrait même aider. » Il avait l’air gentil, un petit sourire bienveillant aux lèvres, un regard enfantin qui, malgré ses problèmes, la fit rire. Elle le jaugea un moment, puis se reconcentra sur la rue passante, silencieuse. Il ne partait pas. Du coin de l’œil, elle le voyait attendre patiemment, ses yeux alternant entre la salle, ses doigts, et elle. Au bout de quelques minutes, elle prit finalement la parole. « Vous n’êtes pas censé travailler ? » Il sourit, comme fier d’avoir réussi à lui faire décrocher un mot. « A vrai dire, non, j’ai terminé mon service. » Son sourire s’étira, il baissa légèrement les yeux, petit mouvement qui déclencha chez elle un petit pic au cœur. Elle se détourna et aperçut dans la rue une jeune femme et son enfant, qu’elle tirait pour le faire marcher dans sa direction. Etrangement, la situation lui semblait terriblement familière. Elle se tut quelques minutes supplémentaires, avant de libérer le poids qu’elle avait sur le cœur. « Mes parents veulent que je fasse des études de médecine. » Elle ne lança pas un regard au jeune homme, lâchant simplement l’information. « Et… Ce n’est pas ce que tu veux faire ? » Elle fit non de la tête. Ce n’était pas la fin du monde, c’est vrai, mais c’était comme la fin du sien. « Je voudrais faire des études d’art... Et peindre… » Elle soupira, les larmes lui montaient légèrement aux yeux, elle le vit regarder la rue à son tour en haussant les épaules. « Alors, peins. Personne n’a le droit de t’en empêcher, pas même tes parents. » Sur ces mots, il tapota trois fois sur le bois de la table, lui jeta un regard entendu, et partit, comme ça, sans rien dire d’autre, en la laissant seule à ses réflexions.

****

Depuis, elle venait dans ce café presque tous les jours, et, à chaque fois, Leo était là. Elle attendait la fin de son service en dessinant des croquis, qu’elle finissait par peindre chez elle, et une fois qu’il avait terminé, il s’asseyait face à elle pour discuter. « Alors, tu as parlé à tes parents ? » Ils se connaissaient bien maintenant, ça faisait des semaines qu’ils discutaient de tout et de rien, tous les deux, elle racontait sa vie, sa famille, sa sœur, sa passion, il en faisait de même. Il travaillait comme serveur pour pouvoir suivre son rêve, avec l’argent nécessaire. Pour Marylou, il était un exemple. « Je leur ai dit que s’ils refusaient de m’aider, je partirais et je me débrouillerais seule. » Il semblait fier d’elle, un large sourire aux lèvres alors qu’il hochait la tête en signe d’approbation. Elle avait réussi à se confronter à ses parents, à se battre pour son rêve. « Et ? Ils ont accepté ? » Ils échangèrent un regard, et il lâcha un rire. « Génial ! Tu vas pouvoir faire ce que tu veux ! » Elle n’avait pas eu besoin de parler pour qu’il comprenne. Au début de l’année suivante, elle étudierait l’art, et pourrait faire un pas vers son rêve. Elle observa Leo du coin de l’œil, sans rien dire, le regardant simplement. Elle se sentait bien, avec lui, c’était naturel, comme une sorte de cocon. Il était plus âgé qu’elle, c’est vrai, mais ça n’avait aucune importance.


If we don't leave this town, we might never make it out – dix-neuf ans
« Arrêter ? Tu te fous de moi, Marylou ? Tu as insisté pour faire ça, et maintenant, tu veux tout arrêter ?! Pourquoi ? C’est lui qui t’a mis ça dans la tête, pas vrai ?! Je le savais ! Ce garçon-là, il n’apporte que des ennuis !! » C’était toujours la même histoire, chaque fois que quelque chose ne se passait pas comme prévu, elle remettait Leo sur le tapis. Elle lâcha un long soupir avant de regarder sa mère, lassée de répéter toujours la même chose. « Il n’a rien à voir là-dedans, maman. Il a été aussi surpris que vous. » Mais elle avait pris sa décision, et il n’était pas question d’en changer, peu importait qui s’y opposerait. Elle avait appris ça avec lui, à se battre pour ses rêves, pour ce en quoi elle croyait. « Je n’me sens pas à ma place à la fac, c’est tout. C’est trop théorique, et les seuls cours pratiques qu’on a, ce n’est pas ce que je veux faire. Je veux peindre, tu comprends ? La théorie, je n’ai besoin de personne pour me l’enseigner, il y a des livres pour ça. Mais je n’ai pas envie de passer des années à attendre pour pouvoir réellement m’exprimer. » Pour ses parents, c’était un concept inconnu, le fait d’arrêter totalement les études, ne pas chercher à avoir un diplôme. Pour eux, le diplôme, c’était la réussite. Elle, elle avait une autre vision des choses. Sa mère lui répétait que c’était insensé, que jamais elle n’y arriverait, que sans diplôme, elle n’avancerait pas, et la jeune femme restait sourde. Elle avait fait le bon choix, elle le savait. Mieux, elle le sentait.

****

Le loft de Leo, elle l’adorait. C’était une sorte de vieil atelier réaménagé, à la fois rustique, bohème, et confortable. Elle s’y sentait parfaitement bien, comme une deuxième maison, bien plus agréable que la première. Elle aimait sa famille, certes, mais ne s’entendait pas avec eux. Sa sœur était sa complice, mais avait tendance à se ranger du côté de leurs parents, ce qui rendait leur entente parfois difficile. Ici, Leo était toujours de son côté, il l’écoutait et la conseillait, et s’il savait qu’elle se trompait, il le disait. A dix-neuf ans, elle avait l’agréable impression qu’il serait toujours là, quoi qu’il arrive.
Ils étaient calmement assis sur le canapé, l’un contre l’autre, à lire un livre, tandis qu’il passait doucement sa main dans ses cheveux. « Milou… » Son surnom. Il l’avait trouvé comme ça, un soir, entre deux verres, déjà un peu éméché, et ça ne l’avait pas quitté. Il était le seul à l’utiliser, le seul à l’appeler comme ça. « Comme ça, on a quelque chose de spécial. » qu’il disait. Elle releva la tête, pas très inquiète, attendant la suite. « Qu’est-ce que tu ferais, si je te disais que j’avais envie de partir ? » Elle se redressa pour mieux l’observer, et il la fixa lui aussi, inquiet de sa réaction. « Tu veux partir ? Où ? Pourquoi ? Et… Et moi ? » Il esquissa un sourire qu’elle ne comprit pas, posa son livre et s’installa de façon à lui faire face. « J’ai envie de bouger, j’ai l’impression d’avoir fait le tour de cette ville. Je ne sais pas encore où je pourrais aller. Ca dépend aussi de toi, à vrai dire. » Il ne perdait pas son sourire, et elle, elle perdait la tête. « De moi ? » Il hocha la tête, mijotant son suspense alors qu’elle le voyait déjà la quitter, elle s’imaginait sa vie sans lui, et découvrit à quel point il était difficile de se projeter dans cet hypothétique avenir. « Tu viendrais avec moi, si je partais ? » Ca, elle ne l’avait pas vu venir. Elle resta muette, surprise par sa proposition, pendant quelques secondes, si bien qu’il avait déjà commencé à baisser la tête et à s’éloigner. « Tu voudrais que je vienne ? » Il la fixa un moment avant d’éclater de rire, comme si la question ne se posait même pas. « Evidemment ! Je n’veux pas te forcer la main, c’est tout. Je sais que tu as ta famille ici. Mais j’ai… pas envie de te quitter. » Il avait fini sa phrase doucement, dissimulant presque son aveu en baissant le ton. Elle, elle sentait son cœur bondir de bonheur, si bien qu’elle vint se blottir contre lui avant de l’embrasser avec amour. Il serait toujours là, ils seraient toujours ensemble, elle le sentait, tout près du cœur, une conviction qui ne la quitterait jamais.

****

Ses valises s’étaient faites sous les cris de ses parents, qui lui répétaient qu’elle était inconsciente, qu’elle ruinait sa vie. Elle les ignorait allègrement, totalement convaincue de faire le bon choix. C’était ça, la vie, prendre des risques, foncer tête baissée parfois, et voir ce qui pourrait bien se passer. Elle misait sur quelque chose de merveilleux, et voyait déjà la réussite leur tendre les bras. Et la réussite, ce n’était pas l’argent, les grands diplômes, les beaux costards, ou les longues robes dorées, pour elle, la réussite, c’était savoir que plus tard, elle regarderait sa vie en sachant qu’elle aurait pris le chemin du cœur. Ainsi, elle ne regretterait rien. Il l’emmenait loin, et elle n’en pouvait plus d’attendre. Elle traînait ses valises alors qu’il l’attendait dehors, adossé à sa voiture déjà bien remplie. Elle franchit la porte et sa mère n’arriva pas à la retenir. « Ne reviens pas pleurer, Marylou, on aura tout essayé avec toi, mais tu n’en as fait qu’à ta tête ! » Elle leva la main sans se retourner, signe d’au revoir, d’adieu peut-être. Elle savait qu’à présent, sa famille ne serait plus qu’un souvenir. Elle osait espérer que sa sœur tiendrait assez à elle pour venir la voir de temps à autre, mais n’en était pas persuadée. Leo leur prenait leur petite fille, qui grandissait trop vite à leur goût. Ils ne l’avaient jamais accepté. Elle s’approcha de lui, tout sourire, il lui prenait déjà ses valises en lui volant un baiser avant de les placer dans le coffre. Ils s’enfilèrent dans la voiture et commencèrent à rouler. Quelques mètres plus tard à peine, il s’arrêta sans crier gare, en plein milieu de la route. « Tu es sûre de toi, Milou ? Je veux dire… Tes parents sont loin d’être pour, et je n’voudrais pas que tu regrettes d’être partie. » Elle esquissa un sourire et posa tendrement sa main sur la joue de Leo. « Personne n’a le droit de m’en empêcher, pas même mes parents, pas vrai ? » Il sourit à son tour, lui embrassa la paume et reprit la route jusqu’à Adelaïde, leur nouveau foyer.
Il ouvrit la porte d’une façon presque cérémonieuse, ils pénétrèrent ensemble dans l’appartement et posèrent les valises d’un même mouvement, exténués. Leo s’approcha d’elle et passa son bras autour du cou de Marylou, qui entrelaça immédiatement ses doigts dans les siens. « On y est. Chez nous. » Il lui embrassa le coin du crâne et elle gloussa, excitée par cette nouvelle aventure. « Chez nous ! »

The one that got away – vingt-deux ans
Sa peinture commençait enfin à ressembler à quelque chose dont elle pouvait être fière. L’aquarelle, c’était ce qu’elle préférait, et ces peintures avaient toujours plus de succès lorsqu’elle les montrait. Elle était si concentrée sur son tableau qu’elle ne l’avait même pas entendu rentrer. Il s’approchait doucement, sur la pointe des pieds, dans son dos, avant de l’entourer de ses bras et l’embrasser dans le cou, la faisant sursauter. « Bonne journée ? » Il avait calé sa tête dans le creux de son cou, et elle se laissait enlacer paisiblement, tout contre lui. « Parfaite ! J’ai bien avancé, j’ai bientôt fini, même. Tu as faim ? » Elle se dégagea légèrement pour lui faire face et pouvoir l’embrasser. Il se mit à rire en la regardant, et commença à lui frotter la joue. « Tu as de la peinture sur la joue. Sur le bout du nez aussi. » Il accompagna sa remarque en plaçant son pouce sur son nez, un sourire tendre aux lèvres, puis il l’embrassa encore, et la porta jusqu’à la chambre à coucher.
Elle se réveilla au milieu de la nuit pour s’apercevoir qu’il la regardait, juste à côté. Lorsque leurs regards se croisèrent, il sourit tendrement, sans parler, en continuant de la regarder. Elle répondit de la même manière, et après quelques instants à se fixer l’un l’autre, il finit par briser le silence, dans un murmure. « Je t’aime. » Ce n’était pas la première fois qu’il le lui disait, mais chaque fois, elle encrait ces mots profondément dans son cœur et dans son esprit, pour ne pas oublier. Il plaça sa main sur sa joue et la caressa doucement, et elle se blottit tout contre lui. Elle n’avait pas envie de parler, pas envie de rajouter quoique ce soit, elle avait simplement envie de profiter de ce moment précis.

****

Elle rentrait tranquillement après son service, les pieds en compote, le dos rouillé, mais elle savait qu’au moins, elle allait retrouver son chez soi, son Leo. Elle entra dans l’appartement et fut surprise de voir les lumières éteintes, la pièce était plongée dans la pénombre. Leo arrivait toujours plus tôt, pourtant. Elle déclencha l’interrupteur et aperçut bien vite la lumière clignotante du répondeur, signalant un message. « Milou, c’est moi, je suis désolé, je vais rentrer un peu tard ce soir, mais c’est pour la bonne cause, tu verras. Je t’aime, à ce soir. » Rassurée, elle retira sa veste, se déchaussa, et alla s’installer confortablement sur le canapé en attendant Leo. Une dizaine de minutes plus tard, son téléphone sonna, c’était Leo qui la rappelait. « Alors comme ça, monsieur rentre tard ? Une jolie blonde a croisé ton chemin, et tu n’as pas pu résister, c’est ça ? » Il se mit à rire, réchauffant immédiatement le cœur de Marylou. « Pas une blonde, une rousse. Enfin, il paraît qu’elle change tout le temps, j’ai du mal à suivre. » Des rires, à nouveau. Ils étaient heureux, tous les deux. Ils étaient bien, tout simplement. « Tu es rentrée ? » C’était étrange, mais elle avait comme un pic au cœur, un mauvais pressentiment, quelque chose qui lui donnait envie de sortir en courant pour le rejoindre. Quelque chose qui lui donnait envie de pleurer. « Oui, tu arrives bientôt ? Tu me manques. » Elle l’entendit sourire. « Oui, je suis presque là. Ne mange pas sans moi ! » Elle se leva pour regarder par la fenêtre, il faisait nuit, la pluie amplifiait les lumières de la ville, et elle se mit à le chercher des yeux, sachant pertinemment qu’elle ne le trouverait pas. « Jamais ! Sois prudent, d’accord ? Je t’attends. Je t’aime. » Son rire résonna dans le combiné. « Promis. Et j’apporte une… » Un bruit sourd, métallique, un craquement assourdissant, des bruits de klaxons, des cris, et le son de la pluie. « Leo ?! Leo !! » Et puis, plus rien. Juste le vide.

****

Il était mort. Il était mort et elle était morte avec lui. Elle traînait depuis des semaines dans leur appartement, revêtant les vêtements de Leo pour le sentir tout près d’elle, sentir son odeur, sa chaleur. Il avait laissé un vide, un véritable néant dans sa vie. Elle était perdue à présent, elle ne savait plus quoi faire, et retenait son envie de se jeter par la fenêtre. Peut-être que ce serait tout aussi bien, d’ailleurs. Elle ne voulait pas vivre sans lui, elle n’en voulait pas, de cette vie. Un stupide accident de voiture, et on lui avait retiré sa raison d’exister. Allongée dans son lit, sans aucun courage pour se lever, elle fixait encore et toujours l’écrin noir qu’on avait trouvé dans la poche de sa veste. Elle ne l’avait pas ouvert, et se jurait de ne jamais l’ouvrir, mais gardait la boîte avec elle, incapable de s’en débarrasser. Il allait la demander en mariage, ils allaient être plus heureux encore, elle aurait porté son nom, et n’aurait jamais quitté sa bague, comme elle ne l’aurait jamais quitté, lui. Rien que cette pensée la prenait au cœur.
Deux mois. Deux mois qu’il n’était plus là, qu’elle vagabondait sans but, refusant toute visite. Et à présent, cet appartement la rendait malade. Elle avait trop de souvenirs avec lui, ici, trop de choses qui lui déchiraient le cœur, un peu plus chaque jour. Elle avait fini par faire ses valises, sur un coup de tête, elle avait embarqué le nécessaire, les choses dont elle voulait se souvenir, et avait quitté l’appartement sans se retourner, de peur de changer d’avis. Elle n’avait qu’un seul endroit où aller : Perth, avec sa famille. Elle ne leur avait pas parlé depuis son départ, ils ne savaient rien de sa vie, et tout ce qu’elle espérait, c’est qu’ils la recueilleraient malgré tout.
Elle se tenait devant la porte, ses valises derrière elle, à hésiter entre faire demi-tour et aller jusqu’au bout. Revenir ici, ça lui faisait bizarre. Elle avait passé tant d’années à fuir cet endroit, et voilà qu’elle y retournait par elle-même. Il lui fallut quelques minutes avant d’appuyer sur la sonnette. Elle entendit du mouvement à l’intérieur, et plus le temps passait, plus les larmes étaient difficiles à retenir. La porte s’ouvrit sur sa mère, qui sursauta en la découvrant sur le seuil. « Marylou ?! Qu’est-ce qu’il s’est passé ?! » Elle s’effondra simplement, incapable de parler, et sa mère la prit rapidement dans ses bras en l’embarquant à l’intérieur.

I'm dying now – vingt-sept ans
C’était terminé, elle le sentait. La maladie avait fini par l’avoir après deux ans à la supporter. Elle avait essayé de se battre, au début, pour sa famille, peut-être, ou pour l’espoir de réussir à ressentir à nouveau, mais elle avait fini par abandonner. A quoi bon, vraiment ? Elle n’avait plus la force, plus l’envie, elle préférait laisser leur chance à d’autres. Alors, elle avait arrêté le traitement, sourde au refus de ses parents, de sa sœur, elle avait décidé de laisser les choses se faire. C’était lâche, oui, des milliers de gens se battaient contre la même maladie de toutes leurs forces pour rester en vie, mais à son stade, une guérison relevait du miracle. Avec un peu de chance, elle retrouverait Leo, tout là-haut, quelque part, et elle pourrait enfin dire qu’ils seraient toujours ensemble. Elle souriait à cette idée, presque soulagée de savoir que d’ici quelques jours, quelques heures peut-être, elle le rejoindrait. Elle était égoïste, Marylou, à laisser sa famille dans le même deuil qu’elle avait connu. Elle avait écrit une lettre à chacun d’eux, un dernier quelque chose pour leur demander pardon, même si elle savait que ce ne serait jamais assez. Elle avait demandé à rester chez elle, plutôt qu’à l’hôpital, préférant largement finir dans un endroit confortable plutôt qu’avec la désagréable odeur de médicaments que les couloirs transportaient. Sa mère, son père, et sa sœur veillaient sur elle presque constamment.
Il faisait merveilleusement beau le jour de sa mort, elle s’était endormie avec le soleil qui se reflétait sur son visage, lui laissant une impression de chaleur agréable. Elle avait entendu sa mère crier, pleurer, et sa sœur retenir ses larmes, dans les bras de leur père, qui faisait de son mieux pour les soutenir alors qu’il tenait lui-même à peine sur ses deux jambes. L’inconnu l’enveloppait, mais elle n’avait plus peur. Alors, c’était ça, la mort.



Dernière édition par Marylou Phelan le Ven 10 Mar - 18:49, édité 14 fois
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MessageSujet: Re: Marylou » If you loved me, why'd you leave me ?   Mar 7 Mar - 10:19

Bienvenuuue la jolie

Je te réserve la belle Emma pour 4 jours bril
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MessageSujet: Re: Marylou » If you loved me, why'd you leave me ?   Mar 7 Mar - 10:26

la divine emma

bienvenue parmi nous, bon courage pour la suite de ta fiche et si tu as la moindre question, surtuot n'hésites pas à nous contacter love
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MessageSujet: Re: Marylou » If you loved me, why'd you leave me ?   Mar 7 Mar - 12:54

bienvenue ma belle, bon courage pour ta fiche love

_________________

and i was suddenly breathing again. ∆

going nowhere, going nowhere. their tears are filling up their glasses. no expression, no expression. hide my head I want to drown my sorrow. no tomorrow, no tomorrow.
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MessageSujet: Re: Marylou » If you loved me, why'd you leave me ?   Mar 7 Mar - 21:20

t'es làààààààààààààààà.
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MessageSujet: Re: Marylou » If you loved me, why'd you leave me ?   Mar 7 Mar - 22:00

Emma la plus canon !
Bienvenue par ici ! girl
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MessageSujet: Re: Marylou » If you loved me, why'd you leave me ?   Mar 7 Mar - 22:34

emma est tellement jolie.
j'ai hâte d'en savoir plus sur le petit gars qu'elle espérait retrouver..
bienvenue sur le forum, bon courage pour la fin de ta fiche.

_________________

j'suis pas quelqu'un de bien, j'suis pas une belle personne. j'suis une sale bête, une bouteille de gaz dans une cheminée. et j'vais finir par te sauter au visage si tu t'approches trop.comme ça a fait avec les autres. mais tu sais pas d'quoi tu parles, j'ai essayé ça sert à rien on change pas, on change jamais. et quand bien même de toute façon ici y'a pas de deuxième chance, on efface pas les ardoises — .
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MessageSujet: Re: Marylou » If you loved me, why'd you leave me ?   Mer 8 Mar - 15:11

Merci à tout le monde pour cet accueil round
Je vais vite terminer ma fiche pour venir rp avec vous

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MessageSujet: Re: Marylou » If you loved me, why'd you leave me ?   Ven 10 Mar - 21:31

mow c'que c'est triste bigeyes elle a intérêt à se vivre une magnifique histoire avec le Leo dans l'au-delà

je te valide la belle ! amuse toi bien parmi nous
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MessageSujet: Re: Marylou » If you loved me, why'd you leave me ?   Sam 11 Mar - 12:26

Qui sait hihi
Merciiii round

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MessageSujet: Re: Marylou » If you loved me, why'd you leave me ?   

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Marylou » If you loved me, why'd you leave me ?

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