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 (the world leaves a bitter taste in my mouth, girl)

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Date d'inscription : 09/03/2017
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MessageSujet: (the world leaves a bitter taste in my mouth, girl)   Jeu 9 Mar - 12:04


   ( Damján Dietz )
   You start dying slowly
If you avoid to feel passion
And their turbulent emotions;
Those which make your eyes glisten
And your heart beat fast.

   
( prénom, nom ):Damján Dietz  ( Almásy de Zsadány et Törökszentmiklós) ça a toujours été simple et concis, entre les parois de sa boîte crânienne, pour ce gamin embourgeoisé ayant grandi entre Budapest et Londres. On le disait Dietz comme son scénariste de père, l'idiot à la hure matoise , multi-gapettes ayant remporté son quota de statuettes. Les Ours d'or, Damján ne les a jamais regardé avec envie mais plutôt avec cette désillusion  franche qui adjure le goût de bile. Et quelque part, dans cette banalité, la complexité est venue s’immiscer, sous la scabreuse forme d'une particule. Du jour au lendemain, il est devenu prince hongrois, tirant ses origines d'un comitat où pullulent les bouseux, en plein milieu d'un coin où il n'a jamais mis les ripatons. Splendide, le titre de noblesse qui ne sert strictement à rien. ( âge ): trente cinq ans de sourires et de soupires; la fatalité a figé ses particules dans un état de stase, jamais plus elles ne seront soumises au temps qui fait des ravages. Qu'en diraient les poètes, déjà ?( lieu de naissance ): Berlin, dans l'arrondissement Prenzlauer berg - il est né quelques instants avant que la réalité ne le rattrape et qu'il veuille à tout prix retourner dans le confort de la matrice maternelle pour échapper aux choses qui déçoivent.( origines et nationalités ):allemandes, autrichiennes et hongroises; le mélange de pays limitrophes, on reconnait presque là un certain élan suprématiste, planqué derrière des discours débonnaires. S'il est tout cela et surement plus, la génétique se révèle souvent salope sur les bords, il est surtout de nationalité anglaise, aye, fellas.( lien avec adelaïde ): l'amante revancharde qui, aussitôt a-t-il caressé l'idée de ne plus en fouler le sol, a décidé que le carmin en imprègne les infimes fissures. Ça n'était qu'une question de mois, cela fait déjà vingt ans qu'il lancine. ( statut matrimonial ): Celui qui fut longtemps élu client de l'année  par les laboratoires Bayer ,tant en consommateur émérite d'aspirine  qu'en fosse à anxiolytiques, finit par faire la rencontre d'Anita un soir de picole et de profonde ennuie. C'était quelque part, entre le quatorzième Bezirk viennois et le vingt sixième. C'était pas une bamboche particulièrement démente mais, Anita, elle, elle valait le détour. Il l'a épousé, sa pianiste virtuose, deux mois après leur rencontre et il l'a aimé comme un fou jusqu'à son dernier souffle.( emploi ou études ): avant, il était analyste financier; il travaillait à la City, en compagnie de quarante gars endimanchés comme lui; avec son éternel pantalon beige et sa chemise rayée fade. Il manipulait les chiffres, dévorait des statistiques et remportait la prime de fin d'année, heureux d'en contempler les six chiffres. C'était l'âge d'or des bourses. Maintenant,il s'illustre un peu çà et là, se vante d'être polyvalent , y reconnait une perte de qualification; se fait profondément chier. Il bosse pour un fils de pute, vice président d'un holding aux orifices pas vraiment clean, ça paie bien, alors...  ( orientation sexuelle ): elles, elle, puis elle à nouveau et elles. il s'embête à dire qu'il est à toutes et à aucune en particulier. enlisé jusqu'au derche, plutôt. ( groupe ): ( sudden )
   

   ( le caractère changeant de l’alouette ): Cartésien, le pragmatique Damján,  a longtemps été le pire cauchemar du cours de catéchisme où il était inscrit petit. Il l'est encore, après avoir cassé sa pipe, agnostique assumé, profane jusqu'à la moelle qui s'est brisée ce soir-là, mécréant sur lequel son aristocrate croyante de mère s'est acharnée, toujours plus vigoureuse. Il a toujours eu un côté force tranquille, loin des caractères survitaminés, pondéré, il n'a jamais élevé le ton sans invoquer une excellente excuse; il n'était pas pour autant grand taciturne, observateur des comportements humains fascinants; nan. Il ne voyait souvent pas plus loin que le bout de son pif à l'arête de traviole, individualiste abscons; un matin, de petit aristo adoré, fiancé bancroche d'une Autriche qui se relève, il est devenu monstre abonné aux ripages, gueule placardée à la une des plus beaux torchons ( à travers l'Europe). Peut-être qu'il n'aurait pas du foutre le feu à tous ses vêtements, dans cet excès de jalousie et de désespoir. Peut-être qu'il aurait dû apprendre la demi mesure des sages et avaler l'amertume sans en prendre ombrage. Peut-être, avec des peut-être il referait les vingt quatre dernières heures avant sa mort. Et peut-être qu'il la traiterait de pute une ultime fois. Pour se donner l'impression d'avoir eu le dernier mot.
   ( le point final d'une histoire sans fin ): C’est surement la façon la plus stupide de clamser, se faire dessouder par trente mètres de chute libre pour se retrouver la calebasse fracassée contre le cabriolet rutilant du trou de balle vivant au troisième ,de cette tour pour valseuses friquées. Jusqu’à ce qu’il nargue l’équilibre sur cette rambarde étroite, une bouteille de Moët sifflée au goulot depuis à peine dix putains de minutes, l’esprit aussi enfumé qu’une cheminée écossaise; il n’avait jamais envisagé la mort, sa propre mort. Son trépas, il le doit à ce vent froid venu du sud et qui en lui soufflant dans la fiole l’a fait tanguer, jurer et ... plus rien. Il se souvient seulement avoir ressenti une douleur intense à la base du cou ; encore une fois, il aura réussi à faire les gros titres, indigne dans sa mare de sang,un total de deux cents vingt quatre os sur deux cents vingt six complètement réduits en éclats.
Autant dire que le pauvre gars du troisième a chialé la disparition subite de sa Porsche flambant neuve.
   

   
Spoiler:
 
   


Dernière édition par Damján Dietz le Jeu 9 Mar - 18:03, édité 14 fois
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MessageSujet: Re: (the world leaves a bitter taste in my mouth, girl)   Jeu 9 Mar - 12:04


   ( a brief history of time )
   ugh

   






Before, 1997.
L’occasion lui est donnée sur  Winterfeldtstraße, d’observer sa chevelure de jais descendre l’avenue, virevoltant à sa suite comme la queue d’une étoile filante. A cet instant, il la trouve sublime et racoleuse, à se dandiner comme si de rien, au bras de ce merdeux rencontré au cours d’une représentation. (Elle lui lançait des « tu m’abandonnes », des « je me sens seule » ; il n’entendait rien que des mots dépourvus de substance, harassants par leur régularité). Désormais, il y a cette boule qui croit doucement au fond de sa gorge et qui l’empêche de déglutir la colère.
-  Auf Wiedersehen, meine Liebe – s’entend-t-il murmurer, ne quittant par du regard le spectacle risible qui s’offre à lui, n’oubliant pas une seule seconde ce cœur qui bat au fond d'son torse et qui s’enrobe progressivement de regrets, de non-dits, de volontés d’envoyer paître cette léthargie pathétique qui l’étreint. Il reste planté là, sur le trottoir d’en face ; tandis qu'elle rit à gorge déployée.
S’enchâssent alors les pourquoi et les depuis quand ?

(...)

Now.
- Bonsoir, vous.
Il doit être quatre heures du matin; à travers la baie vitrée de son appartement situé au dernier étage d’un immeuble au standing irréprochable, il distingue à peine les autres habitations environnantes. Peu de fenêtres sont éclairées, à cette heure avancée de la nuit. Il le sait parce que ses heures d'insomnie le couvent chaleureusement.
Suspicieux, il observe la nouvelle venue à travers le voile de ses paupières ; depuis qu’il est à Adélaïde, déjà vingt ans, il se fiche éperdument d’ouvrir sa porte à des pèlerins sur lesquels il n’a jamais posé le regard.
- Vous ne devez surement pas savoir qui j’suis, hein ?
Non, d’ailleurs, Damj ne s’embête même pas à affirmer quoi que ce soit ; il s’apprête à refermer lorsqu’un pied vient bloquer sa porte, l’obligeant à accorder plus qu’une œillade vague à celle qui vient de sonner chez lui.
D’abord, il pense que c’est vachement inconvenant, qu’elle est foutrement culottée de débarquer comme ça, en lui servant une réplique faiblarde de ce genre ; quitte à pointer , elle aurait quand même pu y mettre les formes.
- Je vis là-bas…
Pendant qu’elle lance ces quatre mots, elle s’invite ; elle le bouscule , royale, elle retire son perfecto élimé qu’elle jette sur le premier canapé d’angle croisé, d’une démarche feutrée elle avale les mètres pour aller coller son nez contre la vitre. Évidemment, elle aurait pu retirer ses godasses pleines de crasse  avant de fouler sa moquette de luxe tissée par une main d’œuvre bengali parfaitement consciencieuse – et sous payée.
- C’est ça, faites comme chez vous surtout – crache-t-il, hébété.
- Suivez mon doigt.
(suivre son doigt ?)
- L’immeuble que j’pointe du con, la petite lumière, au dernier étage ; là, je suis la nana qui vous fait signe tous les soirs et que vous ignorez superbement.
Une nana lui fait des signes depuis le dernier étage d’un immeuble situé à plusieurs centaines de mètres du sien, et elle croit que la vision humaine est précise à quel point, genre ? Si en plus il y associe  sa myopie notable et sa tendance à n’en avoir rien à foutre de ce qui l’entoure. Elle constitue facilement le cadet de ses soucis.
- Excusez-moi d’avoir mieux à faire que de saluer en retour une péquenaude qui s’excite sur son balcon à trois putains d’immeubles du mien.
- Mais, maintenant, au moins, vous ne serez plus capable de m’ignorer.
Des secondes qui suspendent leur envol, pour lui offrir l'occasion de ricaner; ça lui fait du bien mais, ça écorche de reconnaître.
- Et, ça va changer ma vie ? - vie, l'emploi de ce mot le dérange, il grimace. Suivez-mon doigt.
Il désigne la porte par laquelle elle est entrée.
- Je n'en ai pas fini avec vous, monsieur l'mal sucé. La prochaine fois, vous me ferez coucou en retour.
(c'est ça, ouais).

La prochaine fois, le lendemain donc, il  offrira une vue imprenable sur son majeur à cette connasse qui pense lui apprendre la politesse.
Si même dans sa mort, on vient lui casser les couilles.



Dernière édition par Damján Dietz le Jeu 9 Mar - 18:00, édité 17 fois
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MessageSujet: Re: (the world leaves a bitter taste in my mouth, girl)   Jeu 9 Mar - 12:14

mais nooooon. un berlinois. moh yes quoi, on va dominer l'monde, on est déjà trois. la bienvenue blondie et bonne chance pour ta fiche, hâte d'en savoir plus. cara

_________________


- t'appelles ça comment déjà ?
- la colère.
- en d'autres termes ?
- va t'faire foutre.
- ah ! y'a quelque chose là. t'vois quand tu t'y mets.
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MessageSujet: Re: (the world leaves a bitter taste in my mouth, girl)   Jeu 9 Mar - 12:16

mooow qu'il a une bonne bouille, et ce début de fiche bril

vous êtes fantastiques en ce moment fall

bienvenue l'ami !
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MessageSujet: Re: (the world leaves a bitter taste in my mouth, girl)   Jeu 9 Mar - 12:48

bienvenue, bon courage pour ta fiche love

_________________

and i was suddenly breathing again. ∆

going nowhere, going nowhere. their tears are filling up their glasses. no expression, no expression. hide my head I want to drown my sorrow. no tomorrow, no tomorrow.
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MessageSujet: Re: (the world leaves a bitter taste in my mouth, girl)   Jeu 9 Mar - 13:52

klemens, j'y peux rien, cette ville m'fascine sisi hihi ceci dit, Dam n'est berlinois que dans l'âme, il a grandi entre Londres et Budapest love love love mais trois, c'est un bon chiffre, danke herr Jaeger.

uriel, tes mots me touchent. girl perv love

judith,
cara
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MessageSujet: Re: (the world leaves a bitter taste in my mouth, girl)   Jeu 9 Mar - 14:56

bienvenuuuuue. I love you
je connaissais pas la bouille mais il est charmant. love
j'aime trop trop trop le début. fall
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MessageSujet: Re: (the world leaves a bitter taste in my mouth, girl)   Jeu 9 Mar - 17:01

mais j'avoue, en deux jours on se récolte trois berlinois c'est splendide !
bienvenue sur le forum surtout, et bon courage pour la suite de ta fiche.

_________________

j'suis pas quelqu'un de bien, j'suis pas une belle personne. j'suis une sale bête, une bouteille de gaz dans une cheminée. et j'vais finir par te sauter au visage si tu t'approches trop.comme ça a fait avec les autres. mais tu sais pas d'quoi tu parles, j'ai essayé ça sert à rien on change pas, on change jamais. et quand bien même de toute façon ici y'a pas de deuxième chance, on efface pas les ardoises — .
fauve
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MessageSujet: Re: (the world leaves a bitter taste in my mouth, girl)   Jeu 9 Mar - 17:42

carmilla, merci pour ces mots, c'est adorable love girl perv

bex, les invasions, ça a du bon, ça permet un petit brassage, comme ça, ni vu ni connu girl girl girl perv

des keurs bril
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MessageSujet: Re: (the world leaves a bitter taste in my mouth, girl)   Jeu 9 Mar - 17:48

Bienvenue ici I love you
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MessageSujet: Re: (the world leaves a bitter taste in my mouth, girl)   Jeu 9 Mar - 17:54

un petit brassage. j'ai ri. tant qu'il l'est d'âme ça m'va.

_________________


- t'appelles ça comment déjà ?
- la colère.
- en d'autres termes ?
- va t'faire foutre.
- ah ! y'a quelque chose là. t'vois quand tu t'y mets.
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MessageSujet: Re: (the world leaves a bitter taste in my mouth, girl)   Jeu 9 Mar - 18:08

abraxas,ce sont là de vrais sourcils Arrow perv

klemens, russe russe russe russe
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MessageSujet: Re: (the world leaves a bitter taste in my mouth, girl)   Ven 10 Mar - 0:12


c'est vraiment con de mourir de la sorte, mais le faire en tombant du trottoir serait pire, qu'il se rassure. ta fiche est jolie, je hâte de voir ce que tu vas en faire de ce gars au prénom qui écorche la bouche !
je te valide, et file donc te lier avec les gens, ils se plairont à rendre sa mort plus intéressante ahaha.

_________________

j'suis pas quelqu'un de bien, j'suis pas une belle personne. j'suis une sale bête, une bouteille de gaz dans une cheminée. et j'vais finir par te sauter au visage si tu t'approches trop.comme ça a fait avec les autres. mais tu sais pas d'quoi tu parles, j'ai essayé ça sert à rien on change pas, on change jamais. et quand bien même de toute façon ici y'a pas de deuxième chance, on efface pas les ardoises — .
fauve
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