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 i'd love to change the world. (damjàn)

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MessageSujet: i'd love to change the world. (damjàn)   Dim 12 Mar - 22:30

une aubaine. cet appartement était une aubaine. dans l’ouest de la ville, si souvent décrit de manière élégiaque comme le quartier le plus huppé où l’on se doit d’aller lorsque l’on possède un petit pécule, carmilla avait déniché un petit loft dans des prix plus qu’abordables. pour autant, si l’extérieur et l’intérieur apparaissaient charmants sous les mirettes intriguées, la vérité était toute autre : locataire d’un penthouse, elle subissait sans cesse les piaillements incessants de moineaux agaçants. qui plus est, le mitigeur de la douche était capricieux et il n’était pas rare que la brunette embrasée ne se prenne un jet d’eau froide. mais c’était un bel appartement, spacieux, presque luxueux.
et surtout, il y avait cet homme, beau blond d’une trentaine d’années qu’elle se plaisait à saluer de la main à chaque œillade déposée sur son minois. et hier, elle s’était décidée à aller le rencontrer. l’échange avait été mouvement, mais carmilla est déterminée : aujourd’hui, il la regardera. aujourd’hui, il la saluera. elle l’a marqué, elle le sait, elle le sent. si elle n’avait qu’envie de bouleverser un peu son quotidien (le sien ou celui de cet homme ? telle est la question), sa détermination est toute autre aujourd’hui. elle a envie de… le connaître. de briser cette carapace, qu’il devienne tel qu’elle s’était plût à l’imaginer durant quelques jours, peut-être même quelques semaines en lui envoyant quelques signes de main affables. alors elle s’avance vers la terrasse, guette les rues en contrebas en croisant les bras. et c’est là qu’elle le voit : grand, blond, élancé, un air toujours désobligeant plaqué sur le visage. comme à son habitude, et avec un sourire qui grimpe jusqu’à ses oreilles, elle lui adresse un signe de plus. et la réponse qu’elle reçoit… qu’en dire. elle la froisse. majeur prestement levé, majeur qui lui est adressé, elle fulmine intérieurement d’être ainsi considérée. « la prochaine fois, vous me ferez coucou en retour », qu’elle avait clamé… et il ne l’avait pas fait. il ne le ferait sans doute jamais, cet inconnu qu’elle brûle de consumer, qu’elle brûle de changer.
carmilla, elle est rarement d’une amabilité soudaine, à tout faire pour tenter d’ouvrir l’huitre pour découvrir sa perle. carmilla, elle ne fait pas d’efforts pour les gens… elle n’en fait plus. puisque l’on s’est joué d’elle à de multiples reprises, c’est dans la mort qu’elle commence à mordre. pour autant, la brune ne parvient pas à se résigner : il cèdera. il l’acceptera. en voyant donc ce geste obscène qui lui est destiné, elle enrage, furieuse furie qui dévale les escaliers quatre à quatre pour s’y confronter. une moue boudeuse nullement exagérée sur le minois, elle se positionne face à lui, l’empêchant de passer, l’empêchant de s’évader. « je vous avais dit que vous me feriez coucou. » elle lance, contrariée. « c’est votre manière de faire, ça ? c’est de quelle coin ? » elle ajoute sur le ton de l’humour, bien que toujours enrobée dans une colère noire. et elle lui montre le sien, le faisant bouger ridiculement devant ses yeux acidulés. « j’en ai un aussi, vous savez. et finalement, elle lui attrape le bras pour déclarer : « vous alliez où comme ça ? j’vous accompagne. » et avant qu’il n’ait eu le temps de protester, elle lève le bras en l’air en lui adressant un regard sans appel. « pour vous faire pardonner d’être un con avec moi à chaque fois qu’on se croise. » carmilla, elle fulmine, elle enrage… mais c’est sans doute son côté masochiste qui la pousse à continuer d’essayer, parce qu’au fond, elle l’aime bien ce con.
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MessageSujet: Re: i'd love to change the world. (damjàn)   Lun 13 Mar - 20:32

« Je vais te dire un truc, Monty : le fait que tu brasses la moitié d’ton poids en billets de cent, cinq fois par jour, ne change rien à la longueur d’ta queue » - la plupart des péquenauds pense que gagner beaucoup de pognon revalorise la virilité ; une nana ne se mettra pas à hurler plus fort, pour autant. Elle fera certainement semblant, pour pouvoir avoir le plaisir de se dorer la pilule à St Tropez, dévaler rodéo drive en se la jouant Julia Roberts 1990 et prétendre que son palais est fin même si les vingt première années de sa vie ont été passées à dix miles d’une autoroute ; au fin fond d’un ranch minable, entourées de verdure et de producteurs de méthane. Damj s’escrime depuis huit secondes à essayer d’allumer une clope qui pendouille lamentablement au bord de ses lèvres, tandis qu’il écoute d’une oreille distraite son patron lui rabâcher à quel point il bande à chaque fois qu’il pose l’oeil sur une liasse. Il lève les yeux au ciel, travailler pour un trouduc demande une patience qui mériterait largement de pontifier l’être impliqué, consciencieux et salement rémunéré qu’il est, vraiment. « Ta femme sait qu’à chaque fois que tu la baises tu penses au nombre de dollars que tu t’ferais si t’étais payé ? » - excellente question, le dénommé Monty retient sa respiration, il évalue ses prouesses sexuelles au-delà d’une réalité qui le flanquerait dans la catégorie des merdeux. Sa femme est une arriviste de première, sortie tout droit de l’école des opportunistes ( l’agence Elite model Look), avec autant de conversation qu’un concombre (et le charisme qui va avec). C’est peut-être pour cette raison que Dietz boude les soirées du bureau, les barbecues insipides où les conversations comportent au maximum un maître mot et se résument souvent à une onomatopée : woaaaaaaaa. ‘J’me fais un million en deux semaines’ - Woaaaa. ‘J’suis parti à Cabo ‘ - Woaaaaaa. ‘J’me suis acheté une Bugati’  - Woaaaaaaaaaaa. ‘Je me suis fais la fille du patron de l’écurie Renault ‘ - Woaaaaaaaaa...t’es dégueulasse, elle n’a même pas encore dix sept ans. Le fait est que l’après vie, l’après rambarde, l’après saut dans le vide ; il ressemble à s’y méprendre à l’avant. Et que ce fait - ce simple fait  - rend le quotidien encore plus insupportable, encore plus inintéressant. La monotonie est devenue une compagne, qui ronfle, depuis vingt ans en plus. Et Damjan en a marre. « Tu comptes pointer à quelle heure, maraud ? »  - qu’est-ce que ce connard pourrait penser de, disons, jamais ? Le blond considère l’idée de faire faux-bond, une habitude, qui avec le temps, est devenue marque de fabrique mais il semblerait que pour les  « affaires », il serait appréciable qu’il vienne prêter main forte à Monty Simmons dit ‘le tank’, histoire qu’il y en ait au moins un dans l’assistance qui ait ne serait-ce que la moitié d’un cerveau. Il met enfin la main sur son briquet, au moment où il retire la cigarette pour l’allumer. Il croise le regard de l’autre indigène du dernier étage qui lui fait aussitôt signe. Automatisme regrettable, c’est à son majeur qu’elle se retrouve confrontée et à l’insolence de son sourire le plus sardonique. « Je suis dehors, j’évalue les avantages, je n’ai pas encore statué, boss » - ça écorche la bouche, parfois, de prononcer des mots qui rappellent que l’intelligence n’est pas un réel critère d’évaluation. « Ramène ton cul » - tonalité disparaît au  moment où le hongrois fourre son téléphone cellulaire au fond de son pantalon en jean ; il est looké comme le preppy qu’il a toujours été, ce qui révèle le pédigrée. « je vous avais dit que vous me feriez coucou. » Putain, songe-t-il ( et peut-être bien que le juron retentit aussi). Sa carrure de stylo l’oblige à piler. Il allume sa longiligne , prêtant à peine attention à la main qui s’agite, à la brunette qui s’époumone, à ce spectacle farfelu qui, dans d’autres circonstances, aurait mérité une ovation. « Dites, c’est congénital ou acquis ? » - demande-t-il, manipulé comme un joujou, il se contente d’arquer un sourcil, peu soucieux de ce qui se produit, plutôt désinvolte ce qui est assez alarmant. Qu’est-ce que cela pourrait traduire comme connerie psychologique ? « Si vous vous posez la question : oui, je vous traite de déglinguée » - il se soustrait à ce contact qui se révèle plus déroutant qu’autre chose. « et je n'ai pas l'intention d'être vu où que ce soit en votre compagnie, vous me feriez trop honte»- il ment, c'est clair; être vu en compagnie de ce genre de poule gaulée comme une vestale ne peut que flatter son image.
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MessageSujet: Re: i'd love to change the world. (damjàn)   Mer 15 Mar - 22:06

cet homme, il l’agace. carmilla, elle entend déjà ses mâchoires crissées l’une contre l’autre en croisant son regard azuré. cet homme, il ressemble un peu à atom… en plus désagréable. en plus rageant. en plus insupportable. et carmilla, ça la tue de penser à atom. trahison qui continue d’enflammer son palpitant agonisant, fureur pure dansant et flirtant avec son âme damnée depuis de nombreuses années. morte depuis huit ans. ça aussi, c’est dur à encaisser. morte. ça fait mal un peu partout, million d’aiguilles dévorant son épiderme, quand elle prend le temps d’y penser. la mort, ce n’est pourtant pas si différent de la vie… si ce n’est qu’il manque tous ceux qui ont encore le droit de voyager loin de ce piège dévorant, goule inquiétante et plante carnivore dans laquelle ils sont enfermés.
alors carmilla, elle tente d’enjoliver sa vie. ça a commencé par un geste de la main, ça a commencé par des regards sans cesse appuyés sur cette fenêtre où elle le sait habiter. ça a commencé de manière anodine, avec un verre de trop, un verre qui lui a brûlé l’œsophage pendant quelques longues minutes après qu’il eut été fini. et elle s’est imaginé des choses, plein, sur cet homme aigri. une gentillesse contrebalancée par cette mine dépitée et dévorée par les regrets. une douceur rare, un beau sourire. sourire qu’elle n’a toujours pas eu le loisir d’expérimenter, l’inconnu se plaisant à se murer dans une grimace ronchonne.
« Dites, c’est congénital ou acquis ? » simple phrase lancée à la dérobée, jointures blanchies à force de serrer les mains, colère acidulée et agrémentée d’amusement qui fait valser son esprit comme son cœur. « Si vous vous posez la question : oui, je vous traite de déglinguée » s’il se veut vexant, avec son sourcil haussé, à se libérer de son emprise en un mouvement de bras rapide, carmilla préfère davantage demeurer d’un calme placide plutôt que de lui faire ravaler ses mots en quelques sarcasmes cyniques. « et je n'ai pas l'intention d'être vu où que ce soit en votre compagnie, vous me feriez trop honte» elle relève le menton avec fierté, le toisant de ses opales légèrement outrées. « c’est sûr que de se balader au bras de grincheux, c’est tellement bon pour les potins et les mondanités. » elle réplique, malgré quelques mots plus grossiers qui flirtent dangereusement avec le bout de sa langue acérée, envieuse de plus de combativité. « donc vous allez quelque part. » elle déduit en plongeant ses mirettes assombries dans les siennes. « vous ne serez pas vu en ma compagnie. c’est juste moi qui serai vu en la vôtre. mon minois éclipse le vôtre en quelques secondes. » elle lâche avec une arrogance délurée et absolument pas pensée. parce qu’il est beau, cet homme… combien même il tire la gueule en permanence, combien même il n’est capable que de l’envoyer bouler. « alors, on va où ce soir ? » elle demande, les pupilles brillantes d’excitation. la vie de carmilla, elle est devenue bien insignifiante depuis que la faucheuse l’a attrapée dans ses filets, et ce garçon est parvenu à remettre un peu de hasard et un peu de piquant à sa vie d’une déprimante banalité. « vous vous appelez comment ? j’peux deviner ? » elle questionne encore, dans le simple but de l’embêter, dans le simple but de s’amuser. carmilla, elle fera toujours des efforts pour avoir un petit mot gentil, pour oublier l’attitude grognonne de cet homme et continuer d’exciter un peu son existence oubliée.
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